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Minggu, 09 Februari 2020

Là où je continuerai d'être (Poche)

Category: Livres,Tourisme et voyages,Récits de voyages

Là où je continuerai d'être (Poche) Details

Une jeune femme à qui tout réussit change radicalement de vie à la mort de son père et part pour un voyage initiatique au coeur de la nature sauvage en Alaska et en Sibérie. Une aventure exaltante à la découverte de l'inconnu : soi-même.À l'aube de ses 30 ans, Linda possède tout pour être heureuse : un mari dévoué, une carrière prometteuse, une situation confortable. Quand son père meurt, elle prend conscience que cette existence agréable ne correspond pas à ce qu'elle est. Ce constat sans appel la pousse à changer radicalement de vie. Elle divorce, abandonne sa carrière et garde, pour unique boussole, ses rêves de voyage au coeur d'une nature sauvage. Elle part, seule, aux confins de la Sibérie, au Kamtchatka, et partage le quotidien de nomades éleveurs de rennes. Son périple est ponctué de rencontres chaleureuses ou incongrues, de longues marches dans l'immensité glacée, d'échanges simples et authentiques. Un voyage initiatique à la découverte de ce grand inconnu : soi-même. Un hymne à la nature et à la vie.

Reviews

Livre qui nous fait voyager !! la plupart des français sont enfermés dans un système ( enchaîné a des boulots qu'ils aiment pas, materialisme, formatage de la société) donc c'est pas étonnant de voir des gens comme Linda foutre tout en l'air.. j'ai bien aimé son culot et ses récits notamment le passage sur l'Alaska car je suis fasciné par cette région. Ca donne envie de faire pareil mais avec du recul, je pense qu'il y avait mieux a faire au niveau financier pour qqn du profil de Linda (trentenaire, salaire élevé, pas d'enfant et ne souhaitant pas en avoir); par exemple investir dans l'immobilier et ainsi avoir des rentrées d'argent pendant qu'on vagabonde aux 4 coins du monde. Car on voit pas l'envers du décor mais elle a du galèrer financièrement, être dépendant de sponsors...

Sabtu, 08 Februari 2020

Rêves de femmes (Folio Classique t. 6424)

Category: Livres,Romans et littérature,Littérature anglaise

Rêves de femmes (Folio Classique t. 6424) Details

Ces six courtes nouvelles, qui s’étendent sur toute la carrière de Virginia Woolf, condensent tout son génie littéraire. Avec une absolue liberté d’écrire, allant à l’essentiel, elle revendique l’autonomie morale, affective et sociale des femmes, et affirme leur droit à désirer. Pour elle le désir est un "moment d’être" : une expérience sensorielle totale, qu’elle saisit dans une écriture impressionniste. Il en résulte une atmosphère de rêverie langoureuse, de sensibilité érotique qui englobe tout, les êtres, les paysages et le temps. Woolf capture ici superbement l’intimité des femmes entre elles, qui s’affirment comme sujets pensants et désirants.

Reviews

Dans les premières pages du livre, je me plonge dans l'essai : Les femmes et le roman. Je suis absorbée par l'écriture et par le style de Virginia Woolf. Très intéressante, elle écrit et associe les mots "femme" et "écriture". Selon elle, la femme qui écrit est, celle, qui le soir inscrit dans un petit carnet son intimité et sa pensée. La femme n'a pas le droit à la liberté de voir et de comprendre tout ce qui se passe autour d'elle, autour des autres ainsi que le rôle de chacun dans cette société. Alors oui, si on laisse le moyen à cette femme de lire, de voyager et de vivre elle aura le goût, l'envie et la liberté d'écrire beaucoup plus que sur un simple carnet. Ecrire pour les autres, sur ce qui l'entoure, ce qui la rend heureuse ou triste.Certaines prendront cette liberté pour démontrer que faire de la réalité une fiction par le jugement et la pensée de soi-même, en qualité de femme est possible.Beaucoup exploseront dans l'écriture.Selon Virginia Woolf, la femme n'a pas la même pensée et la même perspective que l'homme. Cela représente-t-il un danger pour lui ?Aujourd'hui, en lisant cet essai paru en mars 1929, je pense : ? combien nous avons eu la chance en tant que femmes d'être précédée par elles. Ces femmes qui clamaient combien nous sommes complémentaires à l'homme dans la société."Par le passé, la vertu de l'écriture des femmes résidait dans sa spontanéité si divine, semblable à celle du merle ou de la grive. Elle était innocente; elle venait du c?ur. Mais elle était aussi, et ce très souvent, babillante et loquace-simple bavardage déversé sur le papier, séchant en petites flaques et taches. A l'avenir, pour peu qu'on leur accorde un peu de temps, d'espace et quelques livres, la littérature sera, pour les femmes, comme pour les hommes, un art que l'on doit étudier. Leur don sera formé et fortifié. Le roman ne sera plus le déversoir d'émotions privées. Il sera, plus encore qu'aujourd'hui, une oeuvre d'art comme une autre, et on en explosera toutes les ressources et les limites."Je continue avec le recueil de nouvelles. A chacune, une femme, une histoire. Angela a dix-neuf ans, elle veut découvrir le monde mais elle ne le voit pas, enfin pas tout. Où est-il ? Elle veut le découvrir."Puis, déposant ses bas d'un côté et ses chaussons de l'autre, pliant soigneusement son jupon par-dessus, Angela Williams de son nom de famille, se rendit compte que -comment dire? - après des myriades d'années de bouillonnement obscur enfin la lumière luisait au bout du tunnel ; la vie; le monde. Ils s'étendaient à ses pieds- parfaitement bons ; parfaitement aimables. C'était là sa découverte.Poll a hérité de la fortune de son père mais à la condition qu'elle lise tous les livres de la London Library. Elle pense qu'elle n'aura jamais d'homme à cause de cette directive, celle d'être isolée dans la lecture. Pourtant celle-ci lui apporte une autre vision : L'apprentissage de la vie s'exerce-t-il que par la lecture, le témoignage ou bien par l'implication de chacun à penser, à juger. La lecture que l'on pense être une fustigation, n'est-il pas en réalité un approvisionnement d'émotions, saisir l'impensable."Si nous n'avions pas appris à lire, ajoute-t-elle amèrement, nous en serions peut-être encore à porter des enfants en toute ignorance, ce qui, je pense, est le meilleur de la vie après tout. Je sais ce que tu vas me dire de la guerre, fit-elle en prévenant mes arguments, et de l'horreur de mettre des enfants au monde pour les voir se faire tuer, mais c'est ce que nos mères ont fait, et leurs mères et grand-mères avant elles. Sans formuler aucune plainte, elles. Elles ne savaient pas lire."J'ai beaucoup aimé ce passage car il m'a fait réfléchir sur ceci : Oui, les femmes auparavant avaient des enfants et s'occuper du foyer. Elles ne savaient pas lire, pas écrire. ?taient-elles pour autant ignorantes ? Qui élevaient ces enfants, qui leur transmettaient le respect, la politesse et le devoir, c'était elles et pourtant elles ne l'avaient pas appris dans les livres. Aujourd'hui, cela semble si maigre par rapport au savoir qui nous entoure et tellement important à la société.J'ai rencontré Miranda, elle écoute, elle rêve, elle imagine... L'auteure partage la poésie d'un moment ou une réalité des mots. Qu'est-ce qu'un moment ?Quelques minutes à penser, à imaginer ou quelques minutes perdues ?Virginia Woolf pose ensuite l'ultime question : Etre libre, être seule : Est-ce un problème pour soi et/ou pour les autres ?Julia, dans le texte, aime ces moments de solitude où elle se sent libre. Pour elle, seule c'est vivre, voir, sentir ou ressentir. Elle ne comprend pas l'effet négatif que voient les autres dans ses moments où elle est libre. Alors la solitude, est-ce une condition de vie qui se rapporte à être solitaire (personne qui apprécie être seul)?Aimé être seule est-ce si négatif d' être avide d'une liberté, nous sommes accompagnés par nous-même, par la vie, par le monde qui nous entoure ?Si je résume, être seul (neutre), solitude (un état d'esprit) et solitaire (un choix).La société jette son regard sur les personnes qui parlent de Solitude ou Solitaire pourtant un juste retour à soi-même. Est-ce un danger ou mal perçu le retour à soi dans une société qui se veut communicante et envahissante ? Mais lorsque ce mot devient négatif en proclamant sa mise à l'écart d'un monde qui le rejette, là elle fait la sourde.Rêves de femmes, c'est aussi se créer un monde. Seule ou accompagnée, sentir la complicité afin de se sentir différentes des autres, de vivre autrement. Quelquefois, la vie se montre trop ancrée dans des habitudes et des servitudes qui font peur.Qu'est-ce qu'être heureuse ?Dans ce monde ou dans le notre, en s'inventant une vie parallèle par un rêve, une pensée, on s'en amuse, on est bien. Et s'amuser, c'est ne pas être malheureux, triste ou ennuyée. Ce monde imaginaire, on le trouve en soi. En a -t- on vraiment besoin?Qui ne s'est jamais inventé un monde dans une pensée, dans un instant ou dans un rêve ?Je vais terminer avec le rêve car c'est avec ce mot que l'auteure termine ce recueil .Le rêve c'est quoi ? S'y échapper, s'y introduire, le vivre ?Le rêve c'est la vie, c'est l'envie, c'est le bonheur, c'est vouloir.Le reste c'est l'ennui et le cauchemar.

Trafic sordide

Category: Livres,Romans policiers et polars,Romans policiers

Trafic sordide Details

Parce qu?il a reçu un appel inquiétant de sa fille partie faire des études en Angleterre, l?inspecteur Jian, qui n?a jamais quitté les confins sibériens de la Chine, se lance à sa recherche, à titre personnel, dans un pays dont il ne connaît ni la langue ni les usages. Jian est partisan de méthodes bien à lui quand il s?agit d?affronter des criminels, fussent-ils européens, vicieux et membres de gangs se livrant au trafic d?êtres humains comme s?il s?agissait de bétail. Et qu?importe si dans son sillage il sème le chaos. Ding Ming, qui a rallié clandestinement l?Angleterre, où il est employé au ramassage des coquillages, recherche sa femme, retenue par les passeurs qui réclament leur dû. Il croit encore au mirage de la Montagne d?Or, respecte la police mais ne peut y faire appel. Sur Jian, dont il va croiser la route et dont il a besoin, il a un avantage : il parle anglais. Partant des sinistres faits divers que furent la découverte de plus de cinquante morts dans un camion transportant des immigrants chinois et la noyade de plusieurs clandestins employés au ramassage des coquillages dans la baie de Morecombe, Simon Lewis adopte la démarche opposée à celle des écrivains qui font voyager de par le monde leurs inspecteurs occidentaux, et signe un excellent thriller, levant le voile sur un commerce sordide, plus lucratif que celui de la drogue : l?exploitation des migrants, à l?abri des paisibles villages de la douce campagne britannique.

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Le Grand troupeau (Folio t. 760)

Category: Livres,Romans et littérature,Littérature française

Le Grand troupeau (Folio t. 760) Details

Un curé traverse la route en portant une pendule. Un canon anglais passe au grand galop, les chevaux fouettés par les artilleurs français. Un colonel sans capote et nu-tête fait ses grands pas dans l'herbe. De sa main gauche il tient une boîte de sardines ouverte. Il trempe le pain dans l'huile et il pompe à pleine bouche. Un officier anglais, penché derrière un arbre, allume sa pipe à l'abri. Tout ça s'en va vers le mont Cassel.Un réquisitoire contre la guerre.

Reviews

J'ai lu avec intérêt les publications au sujet du " Grand Troupeau ", que je place parmi les plus importants , avec "la Peur" , "Ceux de 14 ", " à l'Ouest rien de nouveau " , " la Main coupée " et " Orages d'acier " .Certaines notations sont quand même bien sévères , mais elles illustrent une position et cette position est étayée : sans l'approuver , je la respecte .Bien sûr , on peut penser que ce livre n'est pas bien bâti ( je ne suis pas certaine que l'autocritique de Giono soit à prendre au pied de la lettre : peut-être ce Grand Troupeau ne le satisfaisait-il pas tout simplement car son horreur était inépuisable ? ) , c'est une chose dont on peut débattre , mais au final , ne resteront que les goûts personnels .Toujours est-il que les grands moments du livre , le parallèle entre les deux troupeaux ( ce qu'il me semble , c'est quil faut de la viande ), la vie de ceux qui sont restés , tout cela est dépeint avec cette merveilleuse écriture , celle qui nous éblouissait de soleil , celle qui nous remplissait le nez de poussière sur les chemins du Hussard .Là , tout au long du livre , j'ai senti les tripes qui pourrissaient , la sueur des moissonneuses, j'ai entendu grincer les articulations des vieux qui quittaient la treille pour rentrer les blés , j'ai eu les doigts collants de sang et de sanie , j'ai entendu hurler à la mort , j'ai vu arriver le porteur du télégramme .Mais , une fois encore , tout cela n'est question que d'interprétation personnelle .Par contre " grand de la littérature régionale " me semble , pour le coup bizarre : qu'est-ce que la littérature régionale ?Un vague truc accompagné au biniou ?Une envolée lyrique à la Philéas Lebesgue, le poète en sabots ?Ou un superbe texte écrit dans une langue régionale , comme a pu le faire Frédéric Mistral ?Pour moi , Giono , qu'on adhère ou pas à ses positions , que ses écrits soient plus ou moins au goût du lecteur ( ainsi , je n'aime pas sa veine panthéiste , elle m'ennuie ) est au rang des plus grands écrivains de notre littérature et un des plus grands prosateurs en langue française .Au motif que Mauriac a peint la société du bordelais , que Vialatte parlait du haut de sa Montagne ,que Maupassant a peint la vie du Pays de Caux , en ont-ils pour autant écrit des romans régionaux ?Eh bien , Pagnol , Albert Cohen ou Giono ont situé de même leurs ?uvres dans des régions très précises , certes , employé des tournures de langage particulières , décrit les paysages de la région où se situait leur roman , mais leur travail atteint une dimension universelle .